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Camp Folliu Borna 2012

Camp Folliu Borna 2012

La grotte du Dragon, au pied des falaises du Vanil des Artses en Gruyère, titille les Folliu-Bornés depuis un certain temps déjà. Lors de la dernière expé, un méandre haut et très étroit avait stoppé les explorateurs au sommet d’une grande salle. Ce méandre est l’un des objectifs principaux du camp Folliu Borna 2012, vu le fort courant d’air qui en sort.

Pour monter au Dragon, il faut commencer par réparer la via ferrata « spéléo » ou être très courageux. Les avalanches et les chutes de pierres sont redoutables : une corde est sectionnée et certains serres-câbles cassés. En arrivant à la grotte, la rivière d’air froid coulant de l’entrée plonge rapidement les explorateurs dans l’ambiance souterraine du Dragon. Après quelques trémies, des étroitures où siffle le courant d’air, des cheminées et d’autres obstacles, l’équipe désob s’attaque au terminus. Le passage est rapidement pénétrable et la première peut commencer. Après un court ramping, le spéléo débouche au pied d’une grosse cheminée. Les beaux volumes du Dragon sont de retour. Cool ! La grotte reprend aussi sa remontée vertigineuse. Une première escalade délicate sur une étroite vire siliceuse, suivi d’une deuxième en faisant une opposition à la Jean-Claude Van Damme, conduisent les explorateurs vers l’inconnu. Anne-Cécile et Pierre reviennent de la pointe le sourire aux lèvres pour annoncer la bonne nouvelle. Il y a une nouvelle salle et ça continue avec de nouvelles escalades et de jolis méandres. Incroyable !

Pendant ce temps, une autre équipe s’intéresse aux écoulements d’eau. L’eau est précieuse pour les alpages et celle coulant dans cette cavité pourrait s’avérer très utile. Il faut savoir que le chalet de Chenau, où nous faisons nos camps, est déjà alimenté par l’eau d’une grotte. Afin d’en savoir plus, Florian nous a développé un débitmètre à godets. Le chalet d’alpage est transformé en laboratoire d’électronique, Pascal sortant son fer à souder et Florian son multimètre, afin de régler les derniers « détails ». Tout est rapidement fonctionnel et le capteur est transporté bien profondément dans la montagne. Un barrage efficace y est construit afin de récupérer le filet d’eau coulant à l’étiage. Les scientifiques du jour sont enthousiastes à chaque basculement du capteur. Il est cependant déjà temps de regagner la surface.

L’expé suivante permet d’équiper certains passages trop aériens et surtout de poursuivre l’exploration. La suite semble cependant compromise en arrivant sous une impressionnante trémie, avec des plaques de plusieurs tonnent défiant la gravité et les spéléos. Une nouvelle expé est nécessaire pour franchir cet obstacle. Les spécialistes ès trémie, Jacques, Gilles, Pascal et notre géologue Anne-Cécile, jaugent la trémie. Aucun souvenir d’un empilement aussi instable ! Impossible à désobstruer ! Fort heureusement, une nouvelle escalade permet de court-circuiter ce bouchon. La suite est un peu chaotique, avec une rampe dans des strates inclinées à 40 degrés, un peu comme celle du Gecko, mais à la taille du dragon de Komodo. La montagne a du bouger depuis la fin du creusement de cette grotte, car par endroit les parois sont transformées en empilements de blocs. Miraculeusement, le passage reste possible jusqu’à une nouvelle salle, où plutôt un gros méandre. Deux suites sont entrevues dans les plafonds. La première est escaladée en artif par Gilles et Pascal, mais elle devient impénétrable. Après une escalade vertigineuse, les funambules du jour, Luca et Anne-Cécile, trouvent la suite tant espérée dans la deuxième, à une douzaine de mètres de hauteur. C’est parfois bien agréable d’être un simple topographe. Une nouvelle salle est découverte, avec une montagne comme explosée de l’intérieur. Il y a beaucoup de vide, mais aussi des blocs monstrueux. Pas facile de trouver la suite de la cavité ! Après cette belle première, les spéléos sont contents de retrouver le plancher des vaches.

C’est la dernière expé du camp. Ça commence à devenir franchement long d’atteindre le terminus de la grotte. C’est bon signe. Depuis la salle terminale, une galerie spacieuse part sur le côté et un méandre ventilé, aux dimensions modestes, continue droit devant. Nous suivons le courant d’air, notre fil d’Ariane depuis de nombreuses sorties. Malheureusement, ce méandre devient rapidement trop étroit. Les désobeurs, se remettent à l’action et ils ont la motivation des grands jours. Arrêt sur une suite prometteuse, mais obstruée, à +225 mètres de dénivellation. Incroyable ! Cette dernière expé du camp se termine comme d’habitude aux aurores, avec un magnifique soleil sur la Gruyère, les Préalpes et notre via ferrata.

Un camp génial, dans la vraie ambiance spéléo !

Gilles, Pierre, Jacques, Anne-Cécile, Luca, Pascal, Florian et Michel, tous des Folliu-Bornés, ont participé au camp 2012.

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